La candidature perdue

Plus sur...

Partager

Commentaires

Lisez les commentaires sur cette page ou ajoutez-en un.
Publié par le sénateur Grant Mitchell le 17 décembre 2010

Le rejet par le gouvernement de la candidature d’Edmonton à l’organisation de l’Expo de 1917 est difficile à comprendre et tout à fait regrettable.

D’abord, difficile à comprendre. Le gouvernement soutient que nous n’en avons pas les moyens, mais :

1. Il a encouragé les villes canadiennes à poser leur candidature. Edmonton a déjà investi beaucoup d’argent dans l’étoffement de la proposition – le gouvernement va-t-il maintenant nous dédommager?

2. Il dit qu’il en coûtera 1 milliard de dollars sans compter des frais de sécurité estimés à 300 ou 400 millions. Il semblerait donc qu’Edmonton, l’Alberta et le Canada d’ailleurs devront se passer des avantages de ce projet parce que le gouvernement a été incapable de maîtriser les frais de sécurité des réunions du G8 et du G20. Cette expérience ne lui a-t-elle rien appris?

3. Malgré les demandes réitérées du comité organisateur d’Edmonton, le ministre conservateur responsable d’Edmonton ne lui a jamais donné la chance de lui expliquer en personne les coûts et les avantages du projet.

4. Il dit qu’il ne peut pas se permettre aujourd’hui de dépenser un milliard de dollars à cause du déficit, mais ce n’est pas pour aujourd’hui. Cette somme serait répartie sur 7 ou 8 ans, soit 125 millions de dollars par an.

5. Et d’où vient d’ailleurs ce déficit de 56 milliards de dollars? Le gouvernement a augmenté ses dépenses de 80 milliards par an depuis son arrivée au pouvoir et a gaspillé de l’argent pour des choses comme les réunions du G8/G20 et le Camp Mirage.

6. Le ministre des Finances dit qu’il va équilibrer le budget d’ici 2014, c'est-à-dire trois ans avant l’événement. Il devrait donc avoir le temps d’accumuler des excédents pour éponger les frais de cet événement.

Ensuite, voici ce qui rend le rejet de ce projet si regrettable :

C’est une tragique occasion manquée. Une occasion manquée pour le Canada d’accueillir le monde, de rassembler les pays pour qu’ils puissent échanger des idées, régler des problèmes et célébrer la diversité. Une occasion manquée de faire valoir aux yeux du monde l’Alberta et le Canada comme fournisseur d’énergie sûr et durable.

Une occasion manquée de mettre en lumière et de défendre les sables bitumineux aux yeux du monde.

L’Expo de 2017 allait explorer les innovations énergétiques; la durabilité de notre planète; les avantages pour l’humanité de la recherche, du savoir, de la culture et de l’éducation.

L’Expo de 2017 avait pour thème « L’énergie et la planète de demain ». C’est un thème prenant qui interpelle tous et chacun. Il nous met au défi de penser l’énergie autrement. Il allait provoquer un débat mondial sur l’énergie qui permettrait de susciter des façons inédites de relever les défis, de forger de nouveaux partenariats et de dégager de nouveaux moyens de répondre de façon responsable à nos besoins d’énergie actuels et futurs.

Edmonton, l’Alberta et le Canada auraient tiré de l’organisation d’Expo 2017 des avantages énormes. Il y aurait eu d’abord les retombées économiques : augmentation du PIB de 2,6 milliards de dollars, création de plus de 37 000 emplois et venue de plus de 5 millions de visiteurs.

Elle devrait être un catalyseur pour un développement de l’infrastructure et de l’investissement qui aurait renforcé et fait croître la ville d’Edmonton et la province de l’Alberta.

2017 marquera aussi le 150e anniversaire de la Confédération. L’Expo aurait permis de célébrer de façon spectaculaire ce moment fort dans l’histoire de notre pays. Ç’aurait été l’occasion de rehausser l’identité du Canada, de mettre en vedette sa diversité culturelle et son héritage autochtone, de promouvoir ses arts et sa culture.

L’époque n’est pas au retrait du monde et au repli sur soi. C’est pourtant ce à quoi nous avons été contraints.

Textes récents

Nouvelle perspective sur la cyberintimidation

15 mai, 2012 | Par la sénatrice Mobina Jaffer | Le Comité sénatorial permanent des droits de la personne a tenu récemment des audiences sur la cyberintimidation. En prévision de l’audience de la semaine dernière, j’avais réfléchi aux leçons tirées par notre comité et aux messages importants communiqués par Mme Shaheen Shariff, professeur à l’Université McGill, ainsi que par les représentants du Réseau Éducation-Médias et de l’organisme Stop-A-Bully.

Programme d’accès communautaire (PAC)

14 mai, 2012 | Par la sénatrice Jane Cordy | Lancé en 1995, le Programme d’accès communautaire (PAC) avait pour but d’assurer à tous les Canadiens l’égalité d’accès à l’internet jusqu’à ce que le gouvernement Harper, la veille du long week-end de Pâques, annonce en fin de soirée qu’il cessait d’y contribuer.

Ceux qui ne croient pas aux changements climatiques

10 mai, 2012 | Par le sénateur Grant Mitchell | Aussi incroyable que cela puisse paraître, la dernière élection en Alberta a montré une fois de plus que certaines personnes parmi les mieux informées niaient encore l’existence de preuves scientifiques des changements climatiques. Au cours de la campagne, Danielle Smith, la chef du parti Wildrose, a ainsi affirmé que les climatologues ne s’entendent pas tous sur cette question. De la même façon, mais à une autre tribune – le Sénat du Canada –, des sénateurs conservateurs ont, dans des discours récents, contesté les fondements scientifiques des changements climatiques. J’imagine que cette opinion est partagée par certains membres du caucus conservateur.

Les vétérans ont besoin de soutien en santé mentale

9 mai, 2012 | Par le sénateur Grant Mitchell | Comme il se doit, les conservateurs ne ménagent pas les efforts pour honorer les femmes et les hommes en uniforme qui risquent leur vie pour protéger nos valeurs démocratiques. Or, voici qu’aujourd’hui, ces mêmes vétérans ont désespérément besoin de services en santé mentale pour les aider à surmonter le trouble du stress post-traumatique.

Lettres à Gail nº 4 – Quel est le problème? Pourquoi n’a-t-on pas d’entente sur le fisc? Si l’Andorra y arrive, pourquoi le Canada ne le peut-il pas?

3 mai, 2012 | Par le sénateur Percy Downe | Madame la Ministre, Je désire, par la présente, faire suite à une interpellation sur les progrès du gouvernement dans la négociation d’un accord d’échange de renseignements fiscaux avec le Liechtenstein.
« 1 2 3 4 5  ... »