Publié par la sénatrice Mobina Jaffer le 21 septembre 2011
« La Journée internationale de la paix offre une occasion unique de faire cesser la violence et les conflits dans le monde entier. Par conséquent, il importe de la faire connaître et observer le plus largement possible au sein de la communauté mondiale. »
- Assemblée générale des Nations Unies
Depuis 1981, on observe chaque année, le 21 septembre, la Journée internationale de la paix. Créée par les Nations Unies, cette journée souligne l’importance de faire front commun pour que les hommes, les femmes et les enfants du monde entier vivent dans la paix. Aujourd’hui, alors que nous réfléchissons à l’importance de la paix, je voudrais attirer votre attention sur le rôle unique que les femmes peuvent jouer à cet égard.
Le 31 octobre 2000, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité la Résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité. Cette résolution porte expressément sur l’impact des conflits armés sur les femmes et les filles. Elle réclame non seulement la pleine et égale participation des femmes au processus décisionnel, mais aussi la protection des droits des femmes de tous âges. La résolution 1325, qui marque l’aboutissement de nombreuses années de travail, est la première résolution traitant exclusivement de la paix et de la sécurité des femmes.
Au Canada, le gouvernement et la société civile veulent clairement que cette résolution soit mise en œuvre de la manière la plus complète possible. De 2002 à 2005, j’ai eu le privilège de présider le Comité canadien sur les femmes, la paix et la sécurité. Alors que j’assumais la présidence de ce comité, j’ai été nommée envoyée spéciale au Soudan où j’ai pu participer au processus de paix et constater de visu le rôle important que les femmes peuvent jouer dans ce processus. Pendant mon séjour dans ce pays, je me suis demandé où étaient toutes les femmes. J’ai su que les choses devaient changer le jour où j’ai réalisé qu’elles ne participaient pas aux négociations pour la paix. Les multiples démarches et efforts de persuasion faits ont porté fruit : plus de 17 femmes ont pu prendre place à la table des négociations à Abuja. Et j’ai assisté, émerveillée, à l’évolution du processus de paix. Toutes les femmes présentes ont pu apporter un point de vue des plus précieux qui a eu d’importantes répercussions sur le plan pratique.
En ce jour où la communauté internationale célèbre la paix, réagissons à la situation dramatique des femmes du Congo qui continuent d’être victimes de ce que l’on a appelé la guerre contre les femmes. Faisons entendre la voix des jeunes Afghanes dont les droits fondamentaux sont constamment bafoués. Enfin, reconnaissons que, pour instaurer une paix réelle et durable, il faudra nécessairement faire appel aux femmes.