Publié par le sénateur Grant Mitchell le 26 août 2009
Le Comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense est l’un des comités les plus actifs et les plus intenses du Sénat. Les membres du Comité font souvent des visites dans les bases des Forces canadiennes. Au début de l’été, nous avons fait la tournée des bases situées dans les Maritimes : la base navale de Halifax, les bases aériennes de Shearwater et de Greenwood, et la base militaire de Gagetown.
Ce qui m’a le plus frappé de notre visite de quatre jours, c’est l’excellent moral du personnel que nous avons rencontré dans chacune des trois branches. Ces militaires sont très bien formés et hautement motivés. Ils ont tous le sentiment d’accomplir quelque chose d’important, et avec raison. J’ai aussi été frappé par tous les efforts déployés par les forces pour s’adapter aux compressions budgétaires et pour recruter de nouveaux membres.
L’une de nos activités les plus intéressantes fut de déjeuner dans chacune des bases en compagnie de soldats, de marins et de membres du personnel de la force aérienne qui ne sont pas des officiers. Ils nous ont semblé heureux et mus par une profonde détermination. Ce sont des gens très intelligents et doués. Ils sont bien menés et sont eux-mêmes des leaders. Nous avons rencontré un jeune réserviste qui étudie à temps plein à l’université et qui part en mission avec la marine chaque été. Très impressionnant!
Lors de notre tournée des bases, nous avons abordé un certain nombre de questions. Où en est l’achat des hélicoptères Cyclone censés remplacer les vieux Sea King dans leur rôle de surveillance? Comment vont les hélicoptères Cormorant, qui sont utilisés depuis plusieurs années dans les opérations de recherche et de sauvetage? Les Aurora fonctionnent-ils bien? Qu’advient-il du rôle des CF 130? L’armée est-elle en mesure de former et de maintenir en puissance les forces nécessaires en Afghanistan? Quels sont les besoins de la marine quant au remplacement des navires âgés? Comment les militaires perçoivent-ils la situation ici au Canada et dans le théâtre d’opération?
Les Cormorant connaissent des problèmes techniques, mais ceux-ci sont largement connus et la force aérienne a trouvé un moyen de les régler de façon sécuritaire et satisfaisante. Quant aux Cyclone, leur arrivée a été retardée, ce qui est inquiétant compte tenu des problèmes d’entretien bien connus que posent les Sea King. Toutefois, le personnel de la force aérienne considère avoir surmonté ces problèmes et éprouve un grand respect pour ces aéronefs. En outre, il demeure très difficile de pourvoir tous les postes au sein des forces, mais on fait appel à divers moyens créatifs pour attirer des recrues et retenir le personnel.
Ne manquez pas le rapport du comité, qui traitera de ces questions plus en profondeur!