Publié par le sénateur Art Eggleton le 30 novembre 2009
J’ai récemment assisté à une conférence à Vancouver au sujet de la sécurité du revenu chez les personnes ayant des déficiences intellectuelles. Malheureusement, ce que j’ai put attendre corrobore avec ce qu’a put entendre le sous-comité sénatorial sur les villes au cours de sa vaste étude sur la pauvreté, le logement et le sans-abrisme.
Les personnes ayant des déficiences au Canada sont deux fois plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que les autres Canadiens, et leur pauvreté persiste aux travers des années. En tant que groupe social, les personnes handicapés sont fortement marginalisées, elles sont souvent exclues de l’éducation de qualité, leur taux d’embauche est plus bas que la moyenne et elles sont surreprésentées parmi ceux dont les revenus sont les plus faibles au Canada.
De plus, pour les Canadiens vivant avec des déficiences intellectuelles les faits sont tout aussi surprenant. Selon l’Association Canadienne de la vie communautaire, plus de 70% des adultes ayant déficiences intellectuelles sont sans emplois ou hors du marché du travail, et sont trois fois plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que les personnes non handicapées.
Une des raisons pour laquelle nous peinons à soutenir les Canadiens handicapés est l’absence de réponse politique coordonnée à la pauvreté observée chez ces mêmes personnes. Au lieu de cela, nous nous retrouvons face à un patchwork de programmes locaux, provinciaux et territoriaux qui se superposent, se rétractent et finalement échouent dans l’octroi de revenus adéquats et de soutiens de base nécessaire afin de mettre fin aux inégalités associées au handicap.
Qui plus est, les niveaux de bénéficiaires à l’assistance sociale des personnes handicapées ont diminués en dollars réels entre 1997 et 2005, pour des pourcentages allant de 1.5% au Nouveau- Brunswick à 19.2% sur l’ Ile du Prince Édouard. Dans sept provinces sur 10, les taux d’assistance de 2005 pour les personnes handicapées étaient les plus bas depuis au moins 1986.
Je crois que nous avons besoin d’une approche coordonnée à tous les niveaux du gouvernement quand il s’agit de soutenir les Canadiens vivant avec un handicap. Nous devons nous assurer que les Canadiens handicapés ont des revenus suffisant afin qu’ils n’aient plus à vivre dans la pauvreté.
Le progrès et la prospérité de notre pays dans les années à venir seront déterminés, pour une grande part, par la manière dont nous soutenons les Canadiens vivant avec un ou plusieurs handicaps, mais aussi par la manière dont nous venons à bout des barrières sociales et face à l’emploi et la façon dont nous enrichissons leurs existences.