Déclaration faite le 29 juin 2010 par le sénateur Art Eggleton
L'honorable Art Eggleton :
Honorables sénateurs, j'ai constaté, en prenant connaissance de la couverture médiatique du sommet du G20 dans le monde, que les avis sont partagés. Le temps nous dira si les initiatives qu'on a mises en œuvre auront les résultats escomptés ou s'il ne s'agit que de paroles creuses, mais je sais que le premier ministre voulait créer un consensus entre les pays. Nous verrons comment tout cela fonctionnera.
Quoi qu'il en soit, j'aimerais parler de ce qui s'est passé dans les rues plutôt que de ce qui a eu lieu pendant la rencontre. Je m'oppose vivement à la décision du gouvernement qui a conduit à la fermeture de ma ville. Les gens et les entreprises n'ont pas seulement été dérangés pendant quelques jours ou un week-end, mais pendant une semaine complète. Cette décision a créé une situation où des gestes violents se sont produits au centre-ville tandis que les forces de sécurité s'employaient à protéger le périmètre.
Le sénateur Tkachuk : De la partisanerie!
Le sénateur Eggleton : On a fermé ma ville et on y a construit une forteresse. Ce n'était pas ce qu'il fallait faire.
Si des événements comme le G8 ou le G20 devaient encore se produire ici, j'espère que le gouvernement fera en sorte que les rencontres n'aient pas lieu au cœur d'une des villes du Canada. Les rencontres de ce genre sont une bonne chose, mais on devrait les organiser par exemple à Kananaskis, aux Nations Unies ou sur une base militaire. Ne reproduisons pas le genre de situation qu'on a créée au cœur de ma ville la semaine dernière, une situation qui, en outre, a coûté plus d'un milliard de dollars.
Des voix : Bravo!