Déclaration faite le 27 octobre 2010 par la sénatrice Claudette Tardif
L'honorable Claudette Tardif (leader adjoint de l'opposition) :
Honorables sénateurs, au début d'octobre 2010, le gouvernement a déposé à la Chambre des communes le deuxième rapport sur l'aide au développement officielle du Canada, conformément à la nouvelle Loi sur la responsabilité en matière d'aide au développement officielle. Encore une fois, le gouvernement a opté pour la sous- déclaration et une mise en œuvre minimale de la nouvelle loi sur l'aide publique canadienne.
En vertu de la loi, tous les ministres responsables de l'aide au développement officielle sont tenus de confirmer que les fonds versés au titre de l'aide au développement et les programmes élaborés sous leur autorité respectent les trois critères suivants : ils contribuent à la réduction de la pauvreté, ils tiennent compte des points de vue des pauvres et ils sont compatibles avec les normes internationales en matière de droits de la personne.
Tout comme le rapport de 2008-2009, le rapport de 2009-2010 ne reflète pas, encore une fois, l'esprit et l'objet de la loi. Il ne fait qu'énumérer les activités entreprises au moyen de l'aide publique au développement. Il n'analyse pas de façon méthodique en quoi ni pourquoi les activités entreprises grâce aux ressources pour l'aide au développement respectent les trois critères.
Pourquoi le gouvernement de madame le leader refuse-t-il de fournir une analyse méthodique en profondeur afin de prouver, comme le ministre le prétend, que les trois critères stipulés dans la loi sont respectés?
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