Déclaration faite le 09 décembre 2010 par le sénateur Tommy Banks (retraité)
L'honorable Tommy Banks :
Honorables sénateurs, depuis le tout début, l'industrie cinématographique américaine — ou Hollywood, comme nous en sommes tous venus à l'appeler — a toujours compté énormément de Canadiens.
Plusieurs des premières figures dominantes du milieu, notamment Jack L. Warner et Mack Sennett, étaient des Canadiens. Louis B. Mayer n'était pas né au Canada, mais il avait passé son enfance au Nouveau-Brunswick.
Honorables sénateurs, au nombre des cinématographes canadiens célèbres figurent Norman McLaren, Arthur Hiller, Norman Jewison, David Cronenberg, Jason Reitman, Paul Haggis et, bien sûr, James Cameron et Howard Shore, de Toronto, qui a remporté trois Oscars pour la musique composée pour Le Seigneur des Anneaux.
Parmi les acteurs, signalons notamment Mary Pickford, surnommée « La petite fiancée de l'Amérique », qui est née à Hamilton, Norma Shearer, Marie Dressler, Deanna Durbin, Walter Houston, Raymond Massey, Alexander Knox, Walter Pidgeon, Hume Cronyn, Jack Carson, Glenn Ford — et la liste est encore bien longue. Fay Wray, avec qui King Kong s'est échappé pour la première fois, était née à Lethbridge. Yvonne De Carlo venait de Vancouver. La liste est interminable.
En raison de sa provenance, Leslie Nielsen était peut-être le plus Canadien de ces acteurs. Natif de Regina, il était le fils d'un agent de la GRC. Il a vécu dans le Nord. Il est déménagé à Edmonton — la plus canadienne des villes — où il est allé à l'école, a grandi et s'est distingué en tant qu'acteur classique et dramatique accompli, d'abord au théâtre, puis au cinéma et au petit écran.
Comme premier rôle au cinéma, il a interprété le roi de France aux côtés de Kathryn Grayson dans un film intitulé Le Roi vagabond. Il avait surnommé ce film « Le Dindon vagabond ».
Il était d'abord et avant tout un acteur dramatique et c'est vers la fin de sa carrière qu'il est devenu un acteur comique pince-sans-rire, le meilleur de tous. Il est devenu un maître du genre. Siskel et Ebert l'ont surnommé « l'Olivier de l'humour pince-sans-rire ».
Sa réplique cinématographique la plus citée, en réponse à la question « Sûrement, vous ne pouvez pas être sérieux. », est « Je suis sérieux... et ne m'appelle pas Shirley. »
Leslie Nielsen n'a jamais oublié ses racines à Edmonton et il y venait souvent. J'ai eu l'honneur et le plaisir de travailler souvent avec lui et j'ai été la cible de certaines de ses farces les plus extravagantes.
Il a donné son nom à la Leslie Nielsen School of Communications du Northern Institute of Technology d'Edmonton. On le voyait souvent dans les couloirs de la Victoria School of the Arts, dont lui et le grand metteur en scène Arthur Miller, son célèbre camarade de classe, sont tous deux de distingués diplômés.
Leslie Nielsen est décédé la semaine dernière à l'âge de 84 ans. C'était un véritable gentleman, un farceur invétéré et un acteur célèbre dans le monde entier dont le travail sera étudié et admiré pendant longtemps.