Déclaration faite le 08 février 2011 par la sénatrice Maria Chaput
L'honorable Maria Chaput :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. La semaine dernière, on a annoncé que cinq bureaux de Service Canada en Nouvelle- Écosse fermaient leurs portes, dont deux qui offrent des services aux Acadiennes et aux Acadiens dans les deux langues officielles. J'ai, depuis, appris que 13 bureaux de Service Canada seront fermés à Terre-Neuve-et-Labrador. Ce matin, j'apprends que des bureaux communautaires fermeront en Ontario, et qu'il est question de transformer les services offerts par 50 bureaux communautaires dans les régions éloignées du pays.
Service Canada compte plus de 19 000 employés, dont près de 90 p. 100 travaillent dans quelque 300 bureaux et 14 centres d'appels. Parmi ceux-ci, 136 centres de services sont désignés bilingues et répartis dans quatre grandes régions : l'Ouest du Canada et les territoires, l'Ontario, le Québec et l'Atlantique.
Service Canada est un modèle à suivre pour offrir des services qui rejoignent les communautés rurales éloignées chez elles ainsi que dans les minorités linguistiques, où on retrouve des bureaux désignés bilingues. Le commissaire aux langues officielles a déjà souligné que Service Canada était devenu un intervenant clé dans la prestation des services de première ligne offerts par le gouvernement fédéral.
Puisqu'on retrouve 136 centres de services désignés bilingues d'un bout à l'autre du Canada, le gouvernement a-t-il pris en considération ses obligations en vertu de la Loi et du Règlement sur les langues officielles? A-t-il effectué une étude sur l'impact de ces changements sur les communautés de langue officielle en situation minoritaire? Dans l'affirmative, l'étude est-elle disponible, et puis-je en obtenir une copie?
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