Déclaration faite le 22 mars 2011 par le sénateur Pierre De Bané
L'honorable Pierre De Bané :
Honorables sénateurs, je voudrais d'abord dire combien je suis content que finalement, dans ce contexte, un thème ne sera pas oublié, et c'est la culture. La culture parle de ce que nous sommes — nos valeurs, nos espoirs, nos craintes — et de qui nous sommes les uns pour les autres. Ce thème, à savoir ce qu'est l'identité canadienne et ce qui est au cœur de nos valeurs, va finalement être pris en compte.
Une des raisons pour lesquelles il faut encourager la préservation, la mise en valeur et l'enrichissement de la culture est que cette dernière est inextricablement liée aux langues. Nous affirmons dans la Constitution que les langues officielles sont un aspect essentiel de notre pays. Grâce à la langue et à la culture, nous parlons ensemble de notre histoire et de nos artéfacts; nous discutons de nos espoirs, de nos peurs et de nos aspirations; nous revendiquons nos droits; et nous trouvons des terrains d'entente afin de pouvoir vivre ensemble.
Honorables sénateurs, la langue est l'essence de la culture, et vice- versa. Si ces questions étaient étudiées par deux comités différents, comme le rapport le propose, personne au pays ne le comprendrait. Personne ne comprendrait cette séparation.
La culture est l'essence de la langue, et vice-versa. La plupart de nos créations culturelles sont exprimées, expliquées ou débattues à l'aide de la langue. Par exemple, le théâtre, la littérature, la poésie, la télévision, les films, la radio, les médias d'information et les revues ont tous la langue comme matériau de base. Si on examine la façon dont le gouvernement est structuré, on constate qu'un ministère s'occupe de la préservation et de la promotion des langues. Un seul ministère doit incarner toutes les valeurs culturelles et regrouper tous les programmes fédéraux liés à la culture, que ce soit CBC/ Radio-Canada, Téléfilm Canada, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, l'Office national du film du Canada ou le Conseil des Arts du Canada. À mon avis, les gens qui s'intéressent à ces questions ne comprendront pas la logique de séparer langue et culture dans deux comités différents du Sénat.
Je propose maintenant d'ajourner le débat. Plus tard, je poursuivrai le débat et je présenterai un amendement qui, je l'espère, sera pris en considération par mes collègues.
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