Déclaration faite le 09 juin 2011 par la sénatrice Claudette Tardif
L'honorable Claudette Tardif (leader adjoint de l'opposition) :
Honorables sénateurs, près de 2 millions de Canadiens ont contracté des prêts étudiants et plusieurs d'entre eux sont forcés d'utiliser d'autres formes de crédit, notamment les cartes de crédit et des marges de crédit, et d'emprunter à leur famille pour joindre les deux bouts et terminer leurs études postsecondaires.
En 2009, la dette moyenne des diplômés d'université se chiffrait à 26 680 $. Or, ce chiffre va vraisemblablement augmenter parce que de plus en plus de jeunes Canadiens ont de la difficulté à trouver un emploi permanent. Au moment où les taux d'intérêt sont plus bas que jamais, le gouvernement exige environ 8 p. 100 d'intérêt sur les prêts étudiants. Le budget de 2011 ne prévoit pas de mesures pour assurer à tous les Canadiens une éducation postsecondaire abordable et accessible.
Le 6 juin dernier, le directeur général de l'Association canadienne des professeures et des professeurs d'université a déclaré ceci :
C'est en investissant dans l'éducation, non pas dans les prisons, que l'on construit une meilleure société.
Comment le gouvernement envisage-t-il de fournir aux étudiants de niveau postsecondaire les outils et les ressources nécessaires pour rembourser leurs prêts d'études et être en mesure de bâtir leur patrimoine financier?
Veuillez s'il vous plait appuyer ici pour lire la question de la sénatrice dans son intégralité