Déclaration faite le 15 juin 2011 par la sénatrice Joan Fraser
L'honorable Joan Fraser :
Honorables sénateurs, encore cette année, je prends la parole pour rendre hommage aux 44 journalistes et quatre autres travailleurs des médias de partout dans le monde qui ont été tués l'an dernier en faisant leur travail. Selon le Comité pour la protection des journalistes, 27 des 44 journalistes décédés ont été assassinés en raison de leur travail, six sont morts lors d'échange de coups de feu ou de combats et 11 ont été tués lors d'affectations dangereuses diverses.
Il s'agit de : en Afghanistan, James P. Hunter et Rupert Hamer; en Angola, Alberto Graves Chakussanga et Stanislas Ocloo; au Bélarus, Aleh Byabenin; au Brésil, Francisco Gomes de Medeiros; au Cameroun, Germain Cyrille Ngota Ngota; en Colombie, Clodomiro Castilla Ospino; en Grèce, Sokratis Giolias; au Honduras, Nahúm Palacios Arteaga, David Meza Montesinos et Joseph Hernandez Ochoa; en Inde, Vijay Pratap Singh; en Indonésie, Alfrets Mirulewan, Ridwan Salamun et Ardiansyah Matra'is; en Irak, Amira Hatem, Mohamed Abd al-Kareem Hadi al-Bayati, Aysar Mahmoud Hamid Zankana, Omar Rasim al-Qaysi, Tahrir Kadhim Jawad, Safa al-Din Abdel Hamid, Riad al-Saray et Sardasht Osman; au Liban, Assaf Abu Rahal; au Mexique, Carlos Alberto Guajardo Romero, Luis Carlos Santiago et Valentin Valdés Espinosa; au Nigeria, Sunday Gyang Bwede et Nathan S. Dabak; au Pakistan, Mohammad Sarwar, Pervez Khan, Abdul Wahab, Misri Khan, Ejaz Raisani, Ejazul Haq, Ghulam Rasool Birhamani, Azamat Ali Bangash et Malik Arif; aux Philippines, Joselito Agustin et Desidario Camangyan; au Rwanda, Jean-Léonard Rugambage; en Somalie, Barkhat Awale et Sheikh Nur Mohamed Abkey; en Thaïlande, Fabio Polenghi et Hiro Muramoto; en Ouganda, Paul Kiggundu; et au Yémen, Muhammad al-Rabou'e.
Ces personnes sont mortes parce que leur travail était très précieux pour la liberté de l'information et pour le reste du monde. Elles sont mortes pour nous. Rendons-leur hommage, honorables sénateurs.