Déclaration faite le 01 novembre 2011 par la sénatrice Pana Merchant
L'honorable Pana Merchant :
Honorables sénateurs, le 14 octobre 2011, deux événements importants, manifestations des progrès et des réussites accomplis, ont eu lieu à Regina.
Pour la toute première fois dans l'histoire du Canada, le drapeau d'une Première nation a été hissé devant un édifice gouvernemental. Ce drapeau, en reconnaissance du traité no 4, a élu domicile de façon permanente devant la mairie de Regina, aux côtés des drapeaux canadien et saskatchewannais.
Le traité no 4 a été signé le 15 septembre 1874 à Fort Qu'appelle, en Saskatchewan. Le territoire visé par le traité englobe 34 Premières nations, soit 27 en Saskatchewan et sept au Manitoba. La cérémonie de lever du drapeau est l'aboutissement de plusieurs années de pourparlers et d'efforts visant à établir des liens entre la Ville de Regina et les Premières nations du Sud de la Saskatchewan.
Lors du même après-midi au cours duquel a eu lieu la cérémonie, j'ai eu l'honneur d'assister à la cérémonie d'investiture du neuvième président de l'Université des Premières nations du Canada, M. Doyle Anderson.
M. Anderson a été escorté au campus de Regina par un groupe de tambours, des danseurs, des vétérans, des chefs, des membres de sa famille et des collègues d'université de partout au Canada. Pendant la cérémonie, il a été assermenté par la présidente du conseil des gouverneurs, Della Anaquod, revêtu d'une toge universitaire et décoré d'un médaillon aux couleurs traditionnelles des Premières nations, orné de perles et de plumes d'aigle.
M. Anderson, membre de la nation crie de Red Pheasant, a reçu de l'aîné Pat Bugler un nom cri, qui se traduit en français par « le gardien de la maison ».
Au début des années 1990, M. Anderson était professeur à l'Université des Premières nations du Canada, alors connue sous le nom de collège fédéré des Indiens de la Saskatchewan. Ensuite, il est devenu fondateur et directeur général de l'institut des nations aborigènes et a été l'un des fondateurs et directeurs du programme d'administration des affaires pour les Américains d'origine autochtone de l'Université de l'État de l'Idaho.
L'installation du nouveau président n'est qu'un des signes du retour de l'Université des Premières nations du Canada sur la bonne voie. En effet, l'établissement s'est assuré du financement provincial et fédéral, a un budget équilibré, a éliminé son déficit et a obtenu une certification sans réserve de KPMG. L'Université des Premières nations du Canada accueille près de 700 étudiants à temps plein cet automne, et plus de 5 000 étudiants sont inscrits aux 276 cours offerts.
Je félicite sincèrement M. Anderson et lui souhaite la bienvenue.
Je suis certaine que tous les sénateurs se joindront à moi pour souligner ces deux événements historiques.