Déclaration faite le 01 novembre 2011 par la sénatrice Elizabeth Hubley
L'honorable Elizabeth Hubley :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. Les pêcheurs canadiens comptent sur le ministère des Pêches et des Océans pour gérer les stocks de poisson et accorder des quotas scientifiquement fondés axés sur le principe de la durabilité à long terme. Ce n'est pas une tâche facile. Les écosystèmes marins sont hautement complexes. Maintenir leur intégrité tout en répondant aux besoins des pêcheurs exige une compréhension approfondie des notions scientifiques en jeu.
Voilà pourquoi j'ai été bouleversée d'apprendre que le ministère des Pêches et des Océans réduisait son budget des sciences de plus de 17 millions de dollars. De plus, le ministère a annoncé qu'il ne financerait plus le Conseil pour la conservation des ressources halieutiques et qu'il mettrait en œuvre des cycles pluriannuels de quotas pour toutes les pêches.
Le Conseil pour la conservation des ressources halieutiques a été créé en vue d'établir un partenariat entre les scientifiques et les universitaires, d'une part, et tous les secteurs de l'industrie de la pêche, de l'autre. Il a formulé des recommandations publiques à l'intention du ministre au sujet des mesures et des stratégies de conservation à long terme. Son objectif était d'aider le gouvernement à atteindre ses objectifs économiques, sociaux et de conservation liés aux pêches, y compris la reconstitution des stocks à un niveau optimal. Cette source essentielle de conseils scientifiques, ce porte-parole des pêcheurs n'existe plus.
Comment le gouvernement peut-il garantir la durabilité future des ressources marines du Canada s'il n'est pas disposé à financer les études scientifiques sur lesquelles il devrait se fonder pour prendre ses décisions stratégiques?
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