Déclaration faite le 08 décembre 2011 par la sénatrice Elizabeth Hubley
L'honorable Elizabeth Hubley :
Honorables sénateurs, tous les 10 décembre, le monde souligne la Journée internationale des droits de l'homme. Malheureusement, cela se fait en dépit du fait que les droits de la personne ne sont pas reconnus partout. Il y a trop de personnes dans le monde qui vivent sous des régimes répressifs qui ne leur accordent pas les droits et libertés fondamentaux.
J'ai lu dernièrement un rapport des Nations Unies sur les atrocités commises par le gouvernement syrien contre son propre peuple. C'est une histoire d'horreur ponctuée de meurtres, de viols et de torture. Bon nombre des victimes étaient des enfants, dont une fillette de deux ans, qui a été abattue par balle par un soldat parce qu'il ne voulait pas qu'une fois rendue à l'âge adulte, elle devienne une manifestante.
Honorables sénateurs, cet exemple horrible de ce que les Nations Unies ont qualifié de « violations flagrantes des droits de la personne » commises par la Syrie ne me quitte plus l'esprit. Comme plusieurs autres personnes partout dans le monde, je suis habitée par des sentiments extrêmement profonds de colère et d'injustice; toutefois, j'éprouve aussi des sentiments d'espoir en songeant que le soldat syrien avait raison : cette enfant serait devenue une manifestante.
L'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme il y a 63 ans n'était en fait que le début de tout un mouvement. Ce sont le sang, la sueur et les larmes des manifestants qui ont donné — et qui continuent de donner — tout leur sens à ces paroles. Le peuple syrien n'abandonnera pas sa lutte en faveur des droits de la personne et, en tant que Canadiens, nous devons continuer de les appuyer, ainsi que toutes les personnes qui poursuivent la lutte pour la liberté.