Déclaration faite le 13 décembre 2011 par le sénateur Tommy Banks (retraité)
L'honorable Tommy Banks :
Honorables sénateurs, il y a environ deux semaines, j'ai rêvé que je prononçais un discours au Sénat. Quand je me suis réveillé, c'était bien ce que j'étais en train de faire. Pour éviter de transformer ce rêve en cauchemar, j'essaierai de mon mieux d'être bref dans mes observations, qui consisteront essentiellement en remerciements pour toutes les choses aimables que mes collègues des deux côtés de la Chambre ont dites. Je leur en suis très reconnaissant, aussi bien pour les notes d'humour que pour les compliments qu'ils m'ont faits.
Je tiens à les avertir, cependant, que je me réserve le droit de lancer quelques bonnes réparties au cours des deux prochains jours. Je crois bien que je le ferai.
Certains parmi nous qui ont exprimé des réserves — auxquelles je me suis parfois rallié — au sujet du temps que nous passons à prononcer des allocutions à l'occasion du départ de sénateurs à la retraite. Je dois vous dire que, à mesure qu'on s'approche de la date fatidique, ces réserves s'estompent.
Le sénateur Murray, parmi d'autres, a poussé la modestie jusqu'au point de ne pas nous laisser le plaisir de lui dire toute l'estime que nous avions pour lui, jusqu'au point même où quand, il y a quelques semaines, le sénateur LeBreton et le sénateur Cowan ont commencé, en parlant d'autre chose, à noter que le sénateur Murray était sur le point de partir, avec sa grande connaissance des questions de procédure, il a proposé la question préalable, empêchant ainsi toute autre observation sur la valeur de sa contribution au Sénat.
Vous aurez probablement noté que je suis loin d'avoir une telle connaissance des questions de procédure.
Honorables sénateurs, lorsque je suis entré pour la première fois ici, des décennies avant ma nomination, lorsque je suis passé par les grandes portes, que j'ai monté ces marches et que je suis entré dans cette salle, j'ai été frappé de stupeur. Je dois dire que, même après 11 ans, je suis encore intimidé chaque fois que je franchis ces portes et que je monte ces marches. Je suis toujours plein de respect chaque jour parce que j'ai le grand privilège d'apprendre de vous tous et du travail que nous faisons au sein de nos comités.
Être ici parmi vous a été le plus grand honneur que j'ai connu dans ma vie. Il n'y a qu'un seul endroit où j'aimerais mieux me trouver plutôt que d'être ici. C'est auprès d'Ida, à qui je dois tout. Je me ferai un plaisir de passer plus de temps avec elle dorénavant.
Il y en a d’autre à qui je dois des remerciements: à Son Honneur ainsi qu’à ses prédécesseurs, le sénateur Hays et le sénateur Molgat, pour leur aide et leur courtoisie; aux leaders des deux côtés et à leurs prédécesseurs; aux greffiers au Bureau, qui m’ont si souvent tiré d’embarras; aux rédacteurs législatifs, qui m’ont tant aidé, notamment Mark Audcent, à qui je présente mes meilleurs vœux, et Michel Patrice; au Service de sécurité du Sénat — sénateurs, ne renoncez jamais à maintenir ce service, car il est très important pour nous —; aux pages, qui m’ont rendu service à d’innombrables reprises; à Thérèse Gauthier et Tom Smith, qui sont à la tribune aujourd’hui et dont le soutien, les avis et les conseils ont été inappréciables pratiquement depuis mon arrivée ici; à Vince MacNeil, dont les conseils furent toujours justes; et, enfin, à tous les honorables sénateurs, ainsi qu’aux Pères de la Confédération, pour la prévoyance dont ils ont fait preuve en créant cette institution.
Surtout, je remercie Ida, dont l'agréable compagnie est la seule au monde que je préfère à la vôtre, honorables sénateurs. N'oubliez jamais la raison d'être de cette assemblée, ce qu'elle représente, la raison de sa création, ce qu'elle peut faire et ce qu'elle peut être.
Je vous remercie beaucoup, encore une fois, pour vos compliments, honorables sénateurs, et pour toute la courtoisie dont vous avez fait preuve au fil des ans. Vous me manquerez et je vous verrai demain et jeudi.
Des voix : Bravo!