Déclaration faite le 08 mai 2008 par le sénateur Yoine Goldstein (retraité)
L'hon. Yoine Goldstein:
Honorables sénateurs, nous savons tous bien sûr qu'il y a actuellement de graves problèmes au Canada dans le secteur de l'éducation postsecondaire. Les frais de scolarité de plus en plus élevés empêchent bon nombre de jeunes de poursuivre leurs études au niveau postsecondaire et plus encore au niveau du doctorat.
Les statistiques qui ont été publiées hier soulignent que le taux de diplômés canadiens au niveau du doctorat est parmi les plus faibles du monde occidental, et donc parmi les plus faibles au monde.
L'un des programmes qui favorisent les études au niveau du doctorat est le programme de Bourses du Commonwealth, qui a été créé en 1960, par suite d'une rencontre des pays du Commonwealth qui s'est tenue au Canada en 1959. Ce programme existe depuis près de 50 ans et il s'est développé au fil des ans. Toutefois, nous venons d'apprendre que le Royaume-Uni, qui finançait ce programme, se propose de ne plus venir en aide aux étudiants canadiens.
Depuis la création de ce programme, quelque 1 500 Canadiens ont obtenu un doctorat grâce à ces bourses d'études. Nous recevons 500 demandes par année dans le cadre de ce programme et 30 Canadiens obtiennent chaque année un doctorat au pays grâce à ces bourses d'études.
Pour vous donner une petite idée de l'importance de ces bourses d'études, voici une liste partielle de ceux qui en ont obtenu une au Canada : George Bain, ancien président de la Queen's University de Belfast; Peter Boehm, sous-ministre adjoint au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international; Mark Carney, gouverneur de la Banque du Canada; Edward Greenspon, rédacteur en chef du Globe and Mail; Janice Kulyk Keefer, auteure de The Ladies' Lending Library et de Thieves; Steven Langdon, ancien député néo-démocrate, et Kevin Lynch, greffier du Conseil privé. Je pourrais poursuivre la liste et souligner, par exemple, à l'intention du sénateur Campbell, que Stephen Toope, le président de l'Université de la Colombie-Britannique, a également obtenu cette bourse.
L'importance de ce programme ne fait donc aucun doute.
Mes questions s'adressent au leader du gouvernement au Sénat. Tout d'abord, que fait le gouvernement, le cas échéant, pour tenter de convaincre le gouvernement du Royaume-Uni de changer d'idée et revenir sur sa décision?
Deuxièmement, si le gouvernement du Canada ne réussit pas à convaincre le Royaume-Uni de revenir sur sa décision, prendra-t-il à sa charge le programme de bourses d'études en vue de le maintenir pour la prochaine année scolaire?
Veuillez s'il vous plait appuyer ici pour lire la question du sénateur dans son intégralité