Déclaration faite le 29 novembre 2006 par le sénateur Wilfred Moore
L'honorable Wilfred P. Moore:
Honorables sénateurs, dans le budget de 2006, le gouvernement fédéral a prévu d'investir 1 milliard de dollars dans la Fiducie d'infrastructure pour l'enseignement postsecondaire. Les sénateurs se souviendront que c'était nous, dans cette enceinte, qui avions lutté pour obtenir cet investissement, sous la direction du sénateur Lowell Murray qui présidait alors le Comité sénatorial permanent des finances nationales, lequel avait signalé la nécessité d'un investissement national de 3,6 milliards de dollars.
La part de ce fonds fiduciaire qui revient à ma province, la Nouvelle-Écosse, s'élève à 28,8 millions de dollars. Cependant, au lieu de distribuer ces fonds à nos 11 universités pour qu'elles puissent effectuer des travaux d'infrastructure essentiels, le gouvernement progressiste- conservateur de la province a décidé de donner 440 $ à chaque étudiant néo-écossais qui fréquente une université de la province.
Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, la province canadienne qui investit le moins dans l'enseignement postsecondaire, vient encore de nous couper l'herbe sous le pied. Selon les étudiants, cette mesure basée sur des motivations politiques est « insignifiante » et « inutile ». Cette décision malséante n'est pas sans rappeler la tentative de l'ancien premier ministre de la province, John Hamm, de soustraire du budget de l'enseignement postsecondaire un montant équivalent à la somme qui est allouée à la Nouvelle-Écosse dans le cadre du programme des Bourses du millénaire.
J'exhorte le gouvernement fédéral à contester fermement la décision prise par le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, et à obliger ce dernier à utiliser les fonds fiduciaires selon leur destination première, c'est-à-dire pour l'entretien de l'infrastructure postsecondaire.
Comme l'a déclaré Gail Dinter-Gottlieb, rectrice de l'Université Acadia :
Imaginez tout l'effet qu'un investissement de 28 millions de dollars dans l'infrastructure pourrait avoir sur les établissements postsecondaires de la Nouvelle-Écosse et sur les frais de scolarité grâce à la réduction des coûts associés à l'exploitation de notre infrastructure vieillissante.