Déclaration faite le 18 juin 2008 par la sénatrice Catherine Callbeck
L'honorable Catherine S. Callbeck:
Honorables sénateurs, le rapport du Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie propose un certain nombre de recommandations importantes au sujet d'initiatives dans le domaine des sciences et de la technologie au Canada. Les recommandations proviennent du rapport de 2007 sur la stratégie en matière de sciences et de technologie, intitulé Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada.
Le rapport définit un programme pluriannuel complet en matière de sciences et de technologie. Je félicite le gouvernement d'avoir reconnu l'importance des sciences et de la technologie pour le progrès économique du Canada. Les innovations dans le domaine des sciences et de la technologie permettent de stimuler la compétitivité et la productivité de l'économie canadienne. Par le fait même, tous les Canadiens peuvent profiter d'une meilleure qualité de vie.
Le gouvernement a également reconnu que le pays peut et doit faire davantage pour transformer nos idées en innovations qui fournissent de nouveaux moyens pour régler les problèmes dans les domaines de l'environnement et des soins de santé, notamment, ainsi que pour atteindre nos objectifs sociaux et économiques.
Le Canada a mis en place une base de recherche solide. Les chercheurs canadiens sont à l'avant-garde du développement scientifique de pointe dans un grand nombre de domaines de recherche. Dans les pays du G7, ils occupent la première place du point de vue du nombre de publications scientifiques par auteur.
Le président du comité, le sénateur Eggleton, a déjà parlé de ce rapport et il en a résumé les recommandations. Deux d'entre elles m'intéressent particulièrement et je tiens à en parler. La première dit que le gouvernement ne devrait pas limiter le financement supplémentaire des sciences et de la technologie aux quatre priorités retenues, à savoir l'environnement, les ressources naturelles et l'énergie, la santé et les sciences de la vie connexes et les technologies de l'information et des communications.
D'autres domaines prometteurs, cependant, comme l'aéronautique, ne sont pas visés par la stratégie du gouvernement fédéral. Je souhaiterais que cette stratégie reflète mieux les occasions qui ont été identifiées dans la stratégie de développement économique d'autres gouvernements partout au pays. Notre pays est vaste et divers. J'estime que nous devrions collaborer davantage pour exploiter les forces et les occasions qui existent dans toutes les provinces et toutes les régions.
Je voudrais également faire un commentaire au sujet de la recommandation 12 du rapport. Il ressort de cette recommandation qu'un certain nombre de mes collègues s'inquiétaient du faible niveau de représentation de l'Atlantique et de la distribution du Réseau des centres d'excellence. Nous demandons que l'on envisage un meilleur équilibre en faveur de l'Atlantique.
À l'heure actuelle, aucun centre n'est dirigé par une université canadienne de l'Atlantique et peu des universités de cette région participent aux réseaux. Le budget de 2007 annonçait qu'un nouveau centre d'excellence en commercialisation et en recherche serait établi dans l'Atlantique au Life Sciences Research Institute à Halifax, qui est affilié à l'Université Dalhousie. Or, ce centre n'existe pas encore. Selon le dernier rapport disponible, celui de 2006-2007, les réseaux de centres d'excellence de l'Atlantique reçoivent moins de 6 p. 100 des dépenses.
Honorables sénateurs, toute stratégie nationale en matière de science et de technologie doit englober l'ensemble des régions du pays. Les progrès technologiques rapides sont en train de changer le monde dans lequel toutes les régions de notre pays sont en concurrence. La technologie est la source d'innovations qui débouchent sur de nouveaux produits et de nouveaux services, qui améliorent les produits et services existants ainsi que les processus de production et d'autres technologies.
J'ai en main une liste de 19 centres d'excellence qui ont été financés dans d'autres régions du Canada. Je félicite le gouvernement fédéral d'avoir financé ces nouvelles installations qui sont source d'innovation, mais je constate à regret qu'aucune d'entre elles n'a encore été établie dans l'Atlantique, ce qui procurerait des avantages aux entreprises de la région. Cependant, j'ai bon espoir que le gouvernement concrétisera l'engagement pris dans le budget de 2007 dont j'ai parlé.
Pour terminer, honorables sénateurs, j'affirme à nouveau mon appui à l'égard des investissements en science et en technologie. Nous devons investir dans la capacité inventive de notre population, afin d'encourager l'innovation et de faire de notre pays un chef de file dans l'application des sciences et des technologies à l'avantage de tous les Canadiens.