Déclaration faite le 10 mars 2009 par la sénatrice Rose-Marie Losier-Cool
L'honorable Rose-Marie Losier-Cool :
Honorables sénateurs, dimanche dernier, le 8 mars, marquait la Journée internationale de la femme. On dit souvent, mais peut-être pas assez, que les femmes comptent pour un peu plus de la moitié de la population mondiale. Pourtant, nous avons rarement notre moitié du gâteau, même au Canada. Je ne m'étendrai pas sur les récentes controverses sur l'équité salariale ou l'évolution du mandat de Condition féminine Canada. Je préfère plutôt m'attarder au rôle des femmes en politique.
Les femmes ont une grande conscience communautaire et sociale en raison du rôle nourricier et éducatif qui leur a été confié. Leur ouverture d'esprit nous amène à souhaiter que plus de femmes participent activement à la vie politique de leur ville, de leur région, de leur province ou de leur pays. Depuis que je siège au Sénat, et même avant, quand j'étais institutrice, j'ai souvent pu constater l'influence positive de l'arrivée des femmes dans la vie publique.
Rappelons-nous le succès des politiques sociales de la Suède et de l'évolution socioéconomique du Rwanda, deux pays qui dominent le palmarès de la représentation politique féminine. Les sociétés du Maroc, de la Mauritanie, de l'Espagne ou du Cambodge, pour ne citer que ces pays, bénéficient de l'influence des femmes en politique.
Il est vrai que la route qui nous sépare de l'égalité entre les hommes et les femmes est encore longue et ce, à peu près partout sur la planète.
Honorables sénateurs, j'ai bon espoir lorsque je pense au travail que les femmes qui participent à la vie politique peuvent accomplir pour aider leurs consœurs à mieux connaître, défendre ou revendiquer leurs droits et, ainsi, à mieux vivre et à davantage contribuer à leur société.
Le travail abattu par le Réseau des femmes de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, que j'ai l'honneur de présider, en est un bon exemple.
Depuis plusieurs années, notre réseau de l'APF organise, entre autres, des séminaires dans divers pays pour familiariser les parlementaires, hommes ou femmes, aux dispositions de la Convention des Nations Unies pour l'élimination de toute discrimination à l'endroit des femmes. Une fois sensibilisés, ces parlementaires peuvent à leur tour informer leurs concitoyens de leurs droits, influencer la législation de leur pays et, ultimement, améliorer la cause des femmes.
Je souhaite à toutes mes consœurs, parlementaires ou non, le plus grand succès dans toutes leurs démarches en vue de cette égalité et je leur promets que je continuerai de faire tout ce qui sera en mon pouvoir pour les appuyer.