Déclaration faite le 18 juin 2009 par le sénateur James Cowan
L'honorable James S. Cowan (leader de l'opposition) :
Honorables sénateurs, hier, alors que je me prononçais pendant le débat à l'étape de la deuxième lecture du projet de loi S-7, j'ai plusieurs fois utilisé les expressions « M. Harper » et « gouvernement Harper » pour désigner le premier ministre Stephen Harper et son gouvernement. Cela a irrité les sénateurs Comeau et LeBreton. Le compte rendu montre que le sénateur Comeau a crié : « Il faut avoir un peu de respect pour le premier ministre du Canada » et que le sénateur LeBreton a pris part aux échanges en utilisant plusieurs fois le surnom « Iggy » pour désigner le chef de la loyale Opposition de Sa Majesté à l'autre endroit.
Je crois que je respectais les règles du Sénat en utilisant les expressions « M. Harper » et « gouvernement Harper » pour désigner le très honorable Stephen Harper et son gouvernement. Je n'aurais jamais fait référence au premier ministre du Canada en utilisant uniquement son nom de famille ou un surnom.
Ce matin, j'ai rendu visite au sénateur Comeau dans son bureau pour lui dire que je n'avais pas voulu lui manquer de respect et que, en fait, ma façon de parler du premier ministre respectait la tradition du Sénat.
À titre de référence, voici comment le sénateur LeBreton a désigné les premiers ministres libéraux dans un discours important prononcé au Sénat le 27 mars 2001, et je cite : « M. Pearson », « M. Trudeau », « M. Chrétien. » Elle a parlé des « critères de M. Chrétien » et d'un « ministre [...] dans le gouvernement Chrétien ». Dans ce discours, alors qu'elle faisait allusion à un ancien premier ministre, elle a dit : « Vous n'êtes pas M. Mulroney. ».
J'ai été surpris de me faire chahuter par les dirigeants d'en face, au milieu d'un discours sérieux sur l'avenir du Sénat, simplement parce que j'avais utilisé des termes qu'ils ont eux même déjà utilisés pour décrire le premier ministre de notre pays.
J'ai un profond respect pour la charge de premier ministre et, depuis que je siège au Sénat, j'ai toujours fait référence à cette charge et à son titulaire avec respect, même si je n'approuvais pas les réalisations, les politiques, les actions ou, dans certains cas, l'inaction du gouvernement en question.