Déclaration faite le 22 octobre 2009 par le sénateur Jim Munson
L'honorable Jim Munson :
Honorables sénateurs, j'ai une question à poser au leader du gouvernement au Sénat. Encore une fois, le Canada a obtenu une mauvaise note d'instances internationales. Nous savons déjà à quel point nous faisons piètre figure au chapitre des services de garde et de la lutte contre la pauvreté chez les enfants. L'OCDE et l'UNESCO nous ont donné de mauvaises notes. En outre, quand on voit des délégués d'autres pays quitter des rencontres internationales sur les changements climatiques, c'est dire à quel point nous avons aussi une très mauvaise réputation en matière d'environnement.
Cette dernière mauvaise note a trait à la liberté de presse. Cette semaine, Reporters sans frontières a publié sa classification annuelle de 175 pays. La note d'un pays concernant la liberté de presse repose sur trois facteurs : la capacité des journalistes de protéger leurs sources, la facilité d'accès à l'information et l'existence de poursuites propres à dissuader les gens de fournir de l'information. Le Canada ne s'est classé ni premier, ni deuxième, ni troisième. Il n'a eu ni l'or, ni l'argent, ni le bronze. Le Canada s'est en fait classé dix-neuvième. Plus grave encore, nous avons reculé de six rangs depuis 2008.
La liberté de presse est un élément essentiel de notre démocratie, comme mes deux collègues d'en face le savent. Pourtant, notre gouvernement ne semble pas le reconnaître. Quand on lui demande de l'information sur des politiques et des programmes gouvernementaux, il se traîne les pieds. Les journalistes attendent des semaines et même des mois avant d'obtenir une réponse à leurs demandes.
Nous savons que le gouvernement sait profiter de toutes les occasions de se faire valoir et de faire parler de lui, mais quand donnera-t-il aux gens ce qu'ils veulent vraiment, l'information voulue en temps opportun?
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