Discours et débats

Motion visant à appuyer les aspirations démocratiques du peuple iranien

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Déclaration faite le 03 novembre 2009 par le sénateur Jerahmiel Grafstein (retraité)

L'honorable Jerahmiel S. Grafstein:

Honorables sénateurs, j'interviens pour commenter brièvement cette résolution et exhorter les sénateurs à appuyer cette motion qui est opportune et qui se passe d'explications. Je signale que cette résolution correspond à une résolution récemment adoptée à l'unanimité à l'autre endroit. Le libellé en est exactement le même. Il s'agit d'une résolution juste et judicieuse.

Honorables sénateurs, cette motion a été adoptée à l'unanimité à l'autre endroit. Pourquoi nous pencher sur cette motion? Pourquoi maintenant? La communauté mondiale est saisie de la question des vrais buts et objectifs du président de l'Iran. Il s'exprime clairement quand il prend la parole. Il a fait des proclamations et des déclarations à l'ONU, deux fois plutôt qu'une. Il parle également en Iran. Depuis des années, l'Iran a fomenté le terrorisme et l'antagonisme à l'égard de l'Occident, à la grandeur du Moyen- Orient et au-delà. L'Iran a soutenu les groupes terroristes verbalement et matériellement. Cela ne fait aucun doute. L'Iran est un État totalitaire.

Cet État est surveillé de près par sa propre population. Celle-ci a voulu s'exprimer lors des dernières élections, mais elle a été réduite au silence dans le cadre de ces élections soi-disant démocratiques. Pendant les années 1930, le monde occidental a fait son choix en ignorant la montée du totalitarisme.

En quoi la situation est-elle différente aujourd'hui? Il n'y a pas beaucoup de différence. Nous avons été avertis. Le président de l'Iran cherche à faire de son pays une puissance nucléaire et a refusé, pas plus tard que la semaine dernière, de se plier aux résolutions des Nations Unies exigeant la transparence. Il essaie plutôt de gagner du temps tandis qu'il poursuit sans relâche ses projets nucléaires.

Je me permets de lire quelques extraits de l'édition internationale d'aujourd'hui du New York Times, à la page A4. Il y est question des armes nucléaires :

Les dirigeants iraniens ont une fois de plus usé de faux- fuyants après avoir accepté un accord qui aurait fait baisser la tension dans leur affrontement avec l'Occident au sujet de l'énergie nucléaire.

L'article dit encore ceci :

Lundi...

— c'est-à-dire hier —

... la secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton a déclaré que Téhéran devait accepter l'accord dans sa totalité, sans modifications. Quant au ministre des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne, David Miliband, il a déclaré ceci à la sortie d'une réunion à Moscou avec son homologue russe, Sergey V. Lavrov : « Nous voulons tous deux une réponse sans délai. »

[...] La France et l'Allemagne ont averti l'Iran lundi qu'il y avait une limite à leur patience.

Je cite toujours le même article.

Le ministre des Affaires étrangères de la France, Bernard Kouchner, a déclaré ceci : « Nous attendons une réponse. Si la réponse vise à retarder les choses, comme nous le craignons, nous ne l'accepterons pas. »

Le monde entier est en pleine joute verbale contre les Iraniens et leurs objectifs.

Honorables sénateurs, il faut se rappeler ce qui s'est passé dans les années 1930. Tous les sénateurs présents connaissent cette histoire. Au cours des années 1930, l'opinion mondiale était divisée devant la montée du totalitarisme. Le Parlement britannique, le Parlement français, le Parlement belge, le Parlement norvégien et le Parlement canadien ont décidé de ne pas intervenir. Ils se sont dit que les choses allaient s'arranger.

En fait, le Canada a tourné le dos à la Ligue des nations et a retiré son appui à une résolution cruciale contre la montée du fascisme en Italie et contre la tentative d'invasion de l'Abyssinie par ce pays. Nous nous sommes retirés à un moment crucial.

Si l'histoire nous enseigne quelque chose, c'est de nous méfier des objectifs clairement définis. Pour être juste envers le président de l'Iran, il a été clair et juste dans la mesure où il a clairement fixé son objectif. Son objectif est de faire de l'Iran une puissance régionale dotée de l'arme nucléaire. Voilà son objectif. Cela n'a rien de compliqué. En attendant, le reste du monde ne cesse de lui dire non.

Par conséquent, j'encourage les sénateurs à appuyer la résolution le plus rapidement possible afin de dire à l'Iran et au reste du monde que les deux Chambres du Parlement canadien sont attentives, qu'elles ont réagi et qu'elles ne garderont pas le silence.


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