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L'honorable John G. Bryden - Hommages

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Déclaration faite le 24 novembre 2009 par le sénateur James Cowan

L'honorable James S. Cowan (leader de l'opposition) :

Honorables sénateurs, je prends la parole pour rendre hommage au sénateur John Bryden, qui a démissionné du Sénat le 31 octobre. Il a décidé de prendre sa retraite avec trois ans d'avance. Puisque, à lui seul, il a accompli, en une vie, le travail de plusieurs hommes, je crois qu'on peut lui pardonner. Il a été homme d'affaires prospère, avocat, fonctionnaire, organisateur de campagne hors pair et politicien. Il prétend même avoir vendu des assurances-vie à un moment de sa vie. Avec Lorrie, sa femme et partenaire depuis plus de 50 ans, le sénateur Bryden habite une petite ferme où il est né et où il a grandi, au bord du détroit de Northumberland. Alors vous pouvez ajouter agriculteur, chasseur et pêcheur à son long curriculum vitae.

Il ne se destinait pas à une carrière en politique active. Au début, il pensait enseigner à l'université. Il a fréquenté l'Université Mount Allison, puis l'Université de la Pennsylvanie, où, en tant que récipiendaire de la bourse Woodrow Wilson, il a fait des études de doctorat en philosophie. Heureusement pour nous, il a décidé de délaisser l'étude philosophique de la justice pour entreprendre une quête plus active de cet idéal. Il est retourné au Nouveau-Brunswick pour étudier le droit.

En 1969, il a été nommé sous-ministre de la Justice du Nouveau-Brunswick au sein du gouvernement dirigé par le premier ministre de l'époque, Louis Robichaud. Le sénateur Bryden a démissionné de ce poste lorsque Richard Hatfield a été élu premier ministre. Puis, incapable de rester les bras croisés, il s'est présenté à la course à la direction du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, d'abord en 1971, puis, de nouveau, en 1978. Il est venu bien près de l'emporter en 1978, récoltant au premier tour à peine 53 voix de moins que Joseph Daigle, qui allait finalement être couronné chef du parti.

Par la suite, le sénateur Bryden a cessé de se présenter aux élections pour aider d'autres personnes à les gagner. En 1984, on l'a persuadé de quitter le monde des affaires afin d'aider un jeune avocat à se présenter à la tête du Parti libéral du Nouveau-Brunswick et à se mesurer aux conservateurs, qui étaient au pouvoir à l'époque. Il s'agit d'un certain Frank McKenna. De nombreux sénateurs se souviennent sûrement des premières élections de Frank McKenna, en 1987. Les libéraux de M. McKenna avaient alors remporté les 58 sièges de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. Voici ce qu'a déclaré à l'époque Harrison McCain : « C'est John Bryden qui lui a permis de se faire élire. Sans Bryden, il aurait échoué. » Par la suite, le sénateur Bryden a géré avec succès toutes les autres campagnes électorales de l'ancien premier ministre McKenna.

Le sénateur Bryden a été nommé au Sénat le 23 novembre 1994 par l'ancien premier ministre Jean Chrétien, il y a eu 15 ans hier. Tous les sénateurs viennent dans cet endroit en espérant améliorer le sort des habitants de leur province respective et aider leur pays. Le sénateur Bryden a certainement atteint ces objectifs. Il est extrêmement fier du Nouveau-Brunswick et du Canada atlantique. Il a travaillé discrètement, habituellement dans les coulisses, pour représenter les intérêts du Canada atlantique à Ottawa. À titre d' exemple, en 1999, le sénateur Bryden a joué un rôle de premier plan dans l'élaboration d'un document par notre caucus libéral de l'Atlantique, qui s'intitulait Canada atlantique : Cap sur l'avenir. Ce document jetait un regard nouveau sur un grand nombre d'activités novatrices en cours au Canada atlantique. Le sénateur Bryden a indiqué comment regrouper ces initiatives dans un plan de développement économique pour la région. Cette initiative est devenue le Partenariat pour l'investissement au Canada atlantique, une mesure fédérale quinquennale de 700 millions de dollars qui a été lancée en 2000. Cette initiative a ensuite donné lieu au Partenariat pour l'investissement au Canada atlantique — La deuxième vague, une nouvelle mesure quinquennale de 708 millions de dollars.

Même si le sénateur Bryden était très efficace en coulisses, il n'hésitait pas à participer aux activités du Sénat, ce qui lui a permis de bien se faire connaître du public. Par exemple, en 1997, il a présidé le Comité spécial du Sénat sur la Société de développement du Cap-Breton. Ce comité spécial a étudié de près l'industrie du charbon du Cap-Breton.

C'est seulement l'un des nombreux comités spéciaux auxquels le sénateur Bryden a siégé durant ses 15 années au Sénat. Il a aussi été membre du comité qui a enquêté sur les accords de l'aéroport Pearson, du comité chargé d'enquêter sur le Régiment aéroporté du Canada en Somalie et du soi-disant comité Kelly sur la sécurité et le renseignement, dont le rapport est encore cité régulièrement dans les affaires relatives aux services de sécurité et de renseignement.

Pendant la majeure partie de son mandat au Sénat, le sénateur Bryden a également siégé au Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles. Il s'est servi de son expérience et de ses compétences juridiques considérables dans un grand nombre de secteurs, y compris le droit pénal, le droit constitutionnel, le droit électoral ainsi que la cruauté contre les animaux. Il a d'ailleurs présenté à ce sujet un projet de loi d'initiative parlementaire qui a permis de rompre l'impasse qui existait autour de cette question. Ce projet de loi a été adopté l'année dernière.

Le sénateur Bryden a été un défenseur passionné et efficace de toutes sortes de bonnes causes durant toute sa carrière, que ce soit en tant que professionnel, homme d'affaires ou politicien. Je sais que ses bons conseils nous manqueront à tous. Toutefois, je ne sais pas si nous allons lui manquer autant qu'il nous manquera.

Je sais qu'il a hâte de pouvoir passer plus de temps avec Lorrie, ses trois grands enfants, Jock, Tricia et Peter, et ses huit petits-enfants, et d'aller pêcher avec tout ce beau monde dans la Miramichi.

Nous vous adressons nos meilleurs vœux, John. Vous avez marqué de façon durable le monde qui vous entoure.

Veuillez s'il vous plait appuyer ici pour lire plusieurs hommages pour l'honorable John Bryden


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