Déclaration faite le 05 mars 2008 par la sénatrice Maria Chaput
L'hon. Maria Chaput:
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. J'ai déjà posé plusieurs questions sur l'appui du gouvernement aux communautés de langue officielle en milieu minoritaire.
J'ai aussi, à quelques reprises, fait valoir au Sénat qu'il était essentiel que le gouvernement appuie des initiatives destinées à petite enfance dans les communautés de langue officielle en milieu minoritaire.
Madame le leader du gouvernement nous a aussi énuméré ce que le gouvernement fait déjà à cet égard. On nous a fourni des listes d'initiatives et de sommes d'argent qui ont été dépensées pour mettre en place ces initiatives. Nous en sommes reconnaissants.
Toutefois, les services à la petite enfance consacrés aux enfants francophones dans un milieu minoritaire signifient que nous faisons de la francisation préscolaire.
La petite enfance pour les communautés francophones en milieu minoritaire comprend des services de garde, de prématernelle et de maternelle reliés à une école française, dans le même édifice. Cela suppose un climat, une ambiance et un centre de vie français, où nos enfants peuvent se développer et s'épanouir.
Je sais que les provinces ont une responsabilité à l'égard de ces services. Je sais aussi que plusieurs provinces assument cette responsabilité. Toutefois, j'aimerais donner des exemples de ce qui se produit lorsque ces responsabilités sont laissées uniquement à une province sans l'appui du gouvernement fédéral.
À titre d'exemple, le gouvernement provincial de la Nouvelle- Écosse vient de procéder à la fermeture de prématernelles. Deux écoles acadiennes ont été touchées, dont l'école Rose-des-Vents, à Greenwood, que les membres du Comité des langues officielles ont visitée.
Il faut se rappeler que, en Nouvelle-Écosse, 60 p. 100 au moins de ces enfants, lorsqu'ils arrivent à la prématernelle, ont besoin de francisation préscolaire parce qu'ils ont perdu ou à peu près perdu leur connaissance de la langue française. Nous devons donc les franciser pour les préparer à l'école française. Cela devient un combat contre l'assimilation et c'est, par le fait même, de la francisation préscolaire.
J'aimerais, madame le ministre, que vous reconnaissiez que, pour les francophones en milieu minoritaire, les services à la petite enfance en français sont primordiaux, d'abord parce qu'ils contribuent à combattre l'assimilation et aussi parce qu'ils contribuent au développement langagier de l'enfant et que, ultimement, ces enfants réussissent mieux à l'école.
Madame le leader du gouvernement pourrait-elle intervenir auprès du premier ministre et de la ministre responsable afin d'inclure des initiatives pour la petite enfance francophone en milieu minoritaire dans le renouvellement du Plan d'action des langues officielles?
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