Déclaration faite le 13 avril 2010 par le sénateur James Cowan
L'honorable James S. Cowan (leader de l'opposition) :
Honorables sénateurs, le mois d'avril est le mois de la jonquille. Chaque printemps, les bénévoles de la Société canadienne du cancer parcourent les quartiers de toutes les régions du pays pour recueillir des fonds qui sont essentiels pour financer la lutte contre le cancer.
Je crois pouvoir dire qu'il n'y a pas une seule personne parmi nous, les sénateurs, le grand nombre de gens compétents qui nous aident à faire notre travail et les visiteurs à notre tribune, dont la vie n'a jamais été touchée d'une façon ou d'une autre par le cancer.
Les statistiques sont peu rassurantes. Selon la Société canadienne du cancer, environ 40 p. 100 des Canadiennes et 45 p. 100 des Canadiens seront atteints d'une forme de cancer au cours de leur vie. En moyenne, 3 300 Canadiens reçoivent un diagnostic de cancer chaque semaine.
La bonne nouvelle, c'est qu'un diagnostic de cancer n'est plus aussi terrible qu'il l'était autrefois. Aujourd'hui, le taux de survie après cinq ans est de plus de 60 p. 100. Il est de plus en plus courant d'entendre parler de personnes atteintes de cancer qui considèrent leur maladie comme une maladie chronique, ou, mieux encore, comme une maladie qui a été traitée et guérie et qu'ils peuvent oublier. Nous devons ces réussites à bon nombre de chercheurs, de médecins, de techniciens médicaux et d'infirmiers et infirmières qui travaillent d'arrache-pied pour trouver de nouveaux moyens de prévenir le cancer, de le déceler rapidement et, bien sûr, de le traiter de la meilleure façon possible.
Les scientifiques canadiens sont des chefs de file dans le domaine de la recherche sur le cancer. L'an dernier, les chercheurs de l'Université McMaster, à Hamilton, ont été les premiers au monde à déceler les différences clés entre les cellules souches embryonnaires humaines normales
et celles qui ne l'étaient pas. Honorables sénateurs, il s'agit là d'une découverte importante qui, espérons-le, nous permettra de trouver un traitement approprié et de cibler et tuer les cellules cancéreuses sans toucher aux cellules saines.
Des chercheurs canadiens ont tout récemment joué un rôle clé dans l'identification de quatre nouveaux marqueurs génétiques du cancer colorectal. Jusqu'à maintenant, on a donc identifié dix marqueurs génétiques. Le mois dernier, en Alberta, des chercheurs ont testé avec succès, auprès d'un petit nombre de patients atteints d'un cancer de la prostate, une nouvelle méthode thérapeutique qui repose sur l'utilisation d'un virus inoffensif appelé réovirus.
Des scientifiques canadiens font de la recherche en vue de trouver des thérapies permettant d'étouffer des tumeurs cancéreuses en coupant leur alimentation en sang. On continue de faire de la recherche en vue de mettre au point un nouveau traitement d'immunothérapie, soit l'utilisation du système immunitaire pour combattre les cellules cancéreuses. On fait aussi de la recherche en vue de mettre au point un traitement révolutionnaire, la thérapie photodynamique, qui, chose incroyable, met à contribution la lumière et des médicaments photosensibles pour détruire les cellules cancéreuses.
Ces recherches sont financées en partie par la Société canadienne du cancer. L'année dernière, grâce à de généreux dons, la société a pu investir 50 millions de dollars dans des projets de recherche sur le cancer aux quatre coins du Canada. Il s'agit là d'un niveau d'appui exceptionnel du secteur bénévole à la recherche scientifique.
Au Canada, depuis plus de 50 ans, on perpétue en avril la tradition de la campagne de la Jonquille. La première campagne a été lancée à Toronto dans les années 1950. Un groupe de bénévoles de la Société canadienne du cancer avait organisé un thé-bénéfice et disposé des jonquilles sur les tables en guise de décoration. Aujourd'hui, la campagne est menée d'un bout à l'autre du Canada par des milliers de bénévoles déterminés à contribuer à la lutte contre le cancer.
Mes félicitations à la Société canadienne du cancer, et bonne chance pour sa campagne de 2010. Je remercie la Société canadienne du cancer, son armée de bénévoles et les généreux donateurs des quatre coins du Canada pour leur travail et leur engagement à l'égard de cette importante cause.