Publié le 18 novembre 2010
Ottawa, le 18 novembre 2010 – Cet automne marque le 10e anniversaire de l’adoption de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui portait sur les femmes, la paix et la sécurité. Aujourd’hui, le Comité sénatorial des droits de la personne a déposé son rapport intitulé Les femmes, la paix et la sécurité : le Canada prend des mesures pour accroître la participation des femmes.
Le rapport contient vingt-six recommandations qui mettent en évidence les domaines dans lesquels le Canada et d’autres États membres des Nations Unies peuvent fournir des ressources matérielles, du personnel spécialisé et des programmes visant à améliorer la situation des femmes dans les pays déchirés par un conflit ou sortant d’un conflit, notamment les trois domaines suivants : soutenir la participation des femmes à toutes les étapes du processus de prise de décisions dans tous les dossiers relatifs à la paix et à la sécurité; mettre en place des institutions de paix et de sécurité qui intègrent une dimension sexospécifique et renforcer les systèmes de justice afin de garantir des résultats équitables.
Comme le constate la présidente du comité, l’honorable Nancy Ruth, « il ne faut pas traiter les femmes seulement comme des victimes de la guerre et des bénéficiaires de la paix. La violence à l’endroit des femmes perdurera aussi longtemps que celles-ci ne participeront pas pleinement et activement à la société. Les femmes se heurtent encore à des obstacles dus à l’insécurité économique et au manque d’accès à l’éducation, à la formation et à la justice. Elles ne sont pas encore assez nombreuses à occuper des postes de direction dans la société civile et au sein des équipes de médiation, des armées nationales et des forces de police civiles. Ce sont là autant d’obstacles qui les empêchent de participer pleinement au processus de prise de décisions et de jouer un rôle influent dans les opérations de paix ».
« Les conditions de vie des femmes dans les situations de conflits armés demeurent périlleuses et pénibles. Dans bien des pays, il persiste une culture d’impunité à l’endroit des crimes de violence sexuelle », soutient l’honorable Mobina Jaffer, vice-présidente du comité. « Les institutions judiciaires des pays déchirés par un conflit sont souvent paralysées, faute de moyens et de ressources, et de nombreux cas d’abus ne sont pas signalés et ne font donc pas l’objet d’enquête. Le personnel chargé d’assurer la sécurité doit recevoir une formation complète afin d’être en mesure de tenir compte des perspectives et des priorités des femmes ».
Le comité exhorte le gouvernement à se faire le champion de la Résolution 1325 afin que ses dispositions soient pleinement mises en œuvre par ses ministères des Affaires étrangères, de la Défense, de la Justice, de la Sécurité publique et du Développement, et à veiller à ce qu’elles soient énergiquement mises en valeur par ses hauts fonctionnaires, notamment par les ambassadeurs du Canada aux Nations Unies, dans le cadre de leurs réunions bilatérales et multilatérales.
On trouvera la liste complète des recommandations dans le site du comité à cette adresse :
http://senate-senat.ca/rights-droits-f.asp
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Pour en savoir plus, veuillez communiquer avec :
Mona Ishack Adam Thompson
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