Publié le 09 décembre 2008
Ottawa, (9 décembre 2008) – Aujourd’hui, le Groupe multipartite pour la prévention du génocide et d’autres crimes contre l’humanité (le Groupe) commémore le 60e anniversaire de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (la Convention) et la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations Unies.
Le 9 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 260 reconnaissant que le génocide a infligé de grandes pertes à l’humanité tout au long de l’Histoire. Les États signataires ont affirmé que le génocide est un crime aux termes du droit international, et se sont engagés à prévenir et punir cet affront contre l’humanité.
La Convention est entrée en vigueur le 12 janvier 1951. Depuis, plus de 140 pays ont ratifié ce traité multilatéral. Le Canada fut l’un des 42 pays à l’avoir signée initialement.
Le lendemain, 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration universelle des droits de l’Homme (la Déclaration). Cet acte historique invitait tous les États à reconnaître que tout être humain a droit à la vie, la liberté et la sécurité.
Plus précisément, la Convention oblige le Canada à prendre des mesures en vue de prévenir le génocide et de traduire en justice les auteurs d’un génocide. Comptant 132 États membres, la Déclaration oblige le Canada et les autres signataires à protéger et à préserver la dignité et la sécurité de tout être humain.
Les violations massives et systématiques du droit international des droits de la personne en cours au Darfour, la crise humanitaire qui frappe la République démocratique du Congo, les abus des droits de la personne que connaît la Birmanie/le Myanmar illustrent que la lutte contre les violations des droits de la personne demeure un enjeu politique global et urgent.
En célébrant ce 60e anniversaire, le Groupe exhorte le gouvernement du Canada à faire tout en son pouvoir pour protéger les populations civiles du génocide, des crimes contre l’humanité et de la violation de leurs droits humains. En vertu de cette Convention, le Canada se doit de protéger les victimes du génocide lorsqu’un État ne veut pas ou ne peut pas le faire lui-même.
Information générale sur le Groupe parlementaire multipartite
Le Groupe parlementaire multipartite pour la prévention du génocide et d’autres crimes contre l’humanité a été créé en décembre 2006 pour que les députés fédéraux et les sénateurs aient rapidement accès à l’information et aux ressources dont ils ont besoin pour déceler les situations préoccupantes et y réagir avant que ne soient commis des crimes contre l’humanité. Le Groupe est actuellement présidé par l'honorable Yoine Goldstein, sénateur, et compte un vice-président pour chaque parti politique, soit Patrick Brown, député (conservateur); Johanne Deschamps, députée (Bloc québécois); Paul Dewar, député (NPD), et l’honorable Marlene Jennings, députée (libéral). Sénateur Romeo Dallaire siège comme membre ex-officio.
Pour plus de renseignements :
Mallory Mroz
All-Party Parliamentary Group for the Prevention of Genocide and other Crimes Against Humanity
Groupe parlementaire multipartite pour la prévention du génocide et d’autres crimes contre l’humanité
Tél. : 613-944-3454
Fax : (613) 943-3631
Email / Courriel:
prev-gen@sen.parl.gc.ca
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