Publié le 15 septembre 2009
OTTAWA – À l’occasion des audiences sur le projet de loi d’initiative parlementaire S-227 qui se déroulent devant le Comité sénatorial des finances, le sénateur Watt a déclaré aujourd’hui ce qui suit : « Au Nunavik, les taxes imposées à un produit sont calculées à partir du prix que ce produit y coûte… Il est donc évident que, pour les habitants, ces produits coûtent trois à cinq fois plus cher que pour les Canadiens qui vivent dans le Sud du Canada; étant donné la récession, on peut dire qu’un dollar canadien dollar vaut à peu près 29 ¢ aujourd’hui. »
Un témoin entendu par le comité, Yves Normandin, président de l’arctique Inc. a déclaré : « Vouloir mettre plus d’argent dans la poche des habitants du Nunavik relève du bon sens. » M. Normandin a appuyé sans réserve la proposition d’allégement fiscal du sénateur : « Dans le monde dans lequel nous vivons, nous avons accès à de nombreux moyens de communication, ce qui explique que de nombreux habitants du Nunavik connaissent les produits qui existent sur le marché et savent qu’ils n’ont pas les moyens de les acheter.
Leur pauvreté engendre des problèmes sociaux, notamment chez les jeunes, qui perdent l’espoir d’être les égaux des autres Canadiens. »
Si le projet de loi du sénateur Watt était adopté par le Parlement, le Nunavik deviendrait une zone spéciale, ce qui permettrait aux particuliers de Nunavik de bénéficier d’un allégement de l’impôt sur le revenu dans le cadre de la déduction pour les habitants de régions éloignées pouvant atteindre 70 $, déduction qui s’ajoute à celles déjà en place. Grâce à cette mesure législative, il n’y aurait plus de TPS sur les biens et les services et les carburants à base de pétrole se verraient aussi exempter de la taxe d’accise fédérale.
Les audiences du Comité sénatorial des finances se poursuivront demain. Les témoins qui seront entendus sont : Mary Simon, la présidente de Tapiriit Kanatami; Gérard Duhaime de l’Université Laval qui dirige la Chaire de recherche du Canada sur la condition autochtone comparée; Rita Novalinga, la présidente de La Fédération des coopératives du Nouveau-Québec.